La société chinoise se soumet enfin au code du travail de la Côte d’Ivoire

Après la mise en garde de l’inspecteur du travail de Soubré contre la procédure viciée, les responsables de la société chinoise Sinohydro se sont soumis au code du travail de la Côte d’Ivoire. Ainsi, le 09 novembre 2016, les travailleurs concernés ont-ils perçu leurs droits en plus de leur certificat de travail. Ils étaient 58 travailleurs dans la première vague.

Gnouhou Hyacinthe inspecteur départemental du travail

     Selon M. Gnouhou Hyacinthe directeur départemental du travail, « ma satisfaction, c’est que les Chinois ont abandonné la procédure viciée et ont respecté la loi du travail de la Côte d’Ivoire. Ils ont respecté l’article 10.10 du code du travail. La procédure requise en cas de licenciement économique a été donc respectée. » En effet, les responsables de la société Sinohydro se sont ressaisis et ont abandonné la procédure viciée décriée par l’inspecteur du travail de Soubré, échappant ainsi au paiement de dommages et intérêts aux travailleurs licenciés comme le prévoit l’article 10.15 du code du travail en Côte d’Ivoire. Le 09 novembre les travailleurs ont donc perçu leurs droits de licenciement. Même si certains parmi eux, contestent encore le montant des droits, l’inspecteur du travail, lui, est satisfait du montant : « Ils ont été bien payés conformément à la loi du travail de notre pays. Le droit, ce n’est pas de la magie. Les travailleurs licenciés sont des manœuvres qui n’ont pas de qualification et donc leur salaire de base n’est pas élevé. Il varie entre 62940fcfa et 63000fcfa. Mais s’ils ne sont pas d’accord avec ce montant qui leur a été versé, ils peuvent aller à Daloa, à Abidjan, à San Pedro pour le vérifier. S’ils découvrent une différence, ils peuvent convoquer l’employeur pour leur payer la différence. Je suis là pour veiller à l’application de la loi du travail de la Côte d’Ivoire ».

Les travaux de construction du barrage devraient s’achever en 2018 mais le gouvernement ivoirien a demandé aux Chinois d’achever les travaux en 2017. C’est pourquoi, en général, tous les travaux sont achevés. Ainsi, les responsables de la société chinoise Sinohydro ont-ils procédé depuis ce mois de novembre 2016 au licenciement par vague, des employés. Avec un salaire de base de 62940fcfa, les employés espéraient avoir des millions de francs comme droit de licenciement. 62940 francs comme salaire de base ! Alors que CI-Energies et le préfet de Soubré font croire  à la nation que les ouvriers sont bien payés. Les ouvriers n’avaient pas le droit de revendiquer. Le préfet Aliali Kouadio envoyait des gendarmes pour les faire arrêter. Grave violation de droits de l’homme.

Colbert Kouadjo in le Nouveau Courrier d’Abidjan