EUREKA

22 juin 2019

CÔTE D'IVOIRE/ SORO-OUATTARA: LA GUERRE DU GRAND NORD AURA LIEU

Quand le 8 février 2019, Guillaume Soro Kigbafori, abandonne le fauteuil de la présidence du parlement ivoirien, il pose un acte hautement patriotique. Désormais libre de toute pression, il s’occupe de ses parents du Grand Nord au nom desquels il a pris les armes en 2002.

Guillaume Soro Kigbafori se prend au sérieux. Il prend très au sérieux son positionnement idéologique. Il n’est pas comme certains politiciens ivoiriens qui vont là où on leur propose d’abondante manne. Non ! Il n’aime pas la politique du ventre, et il la condamne fermement : « On tue pour de l’argent. On vend son honneur et sa dignité pour des postes. On se déshumanise. Il n’y a ni valeurs ni principes. On veut manger ! C’est la mode ! Tout le monde devient escroc. Des pères de familles des gens à l’apparence respectueuse se prostituent parce qu’ils veulent manger, parce qu’ils veulent des postes ». Guillaume Soro n’est pas un parvenu ni un arriviste sur la scène politique ivoirienne. Il n’est pas un aventurier en politique, il a une mission pour son pays : la réconciliation nationale. Sur ce plan, les Ivoiriens ont remarqué les discours de l’ex président de l’Assemblée nationale pour condamner les dérives du pouvoir qui vont à l’encontre de la paix et de la réconciliation nationale. Aujourd’hui la Côte d’Ivoire est « un pays où un député qui a une immunité, ou un ancien ministre va en prison pour un tweet », avait dénoncé Soro Guillaume, quand son porte-parole avait été arrêté par le régime de Ouattara pour une publication sur tweeter.

 Soro a une autre mission pour ses parents du Grand Nord : réparer les torts causés par Ouattara depuis son arrivée au pouvoir. C’est vrai pour les ressortissants du Grand Nord, Ouattara est « un ingrat. Il n’a pas tenu ses promesses faites au nord depuis son arrivée au pouvoir » a révélé un habitant de Korhogo. C’est pour réparer ces torts que Soro a démissionné de la présidence de l’Assemblée nationale « J’étais face à un dilemme. Trahir mes convictions, donc sauver un poste confortable, ou descendre de mon piédestal et rendre ma démission de mes fonctions, afin de pouvoir me regarder dans une glace » a-t-il dit dans son discours en démissionnant. Rare sont les politiciens ivoiriens qui démissionnent. Ils suivent tous leur ventre. Soro Guillaume, lui, comme un homme sérieux, ne s’engage pas à la légère. Cela rappelle Laurent Gbagbo, qui avait maintes fois refusé les postes que lui proposait le « vieux », Houphouët pour le calmer. Il avait une vision, une mission pour la Côte d’Ivoire. Sur ce point, Soro et Gbagbo se ressemblent. N’est-ce pas pour cela qu’à un moment donné de sa vie estudiantine, Soro s’est fait surnommer « petit Gbagbo » ? Dans ses tournées au nord, son message ne varie pas : réconciliation, développement.

                                    Mission et vision

 En 2002, c’est Soro qui a pris la lourde responsabilité d’être le porte-parole de la rébellion qui a divisé le pays en deux parties et qui risquait de plonger le pays dans une longue guerre civile. Il a été présent à toutes les négociations politiques et militaires. Depuis ce temps-là, Soro est préoccupé par la réconciliation nationale au risque de sa vie, là où certains Ivoiriens courent à la conquête des postes et de l’argent. Le 29 juin 2007, au nom de cette réconciliation et de la paix, il a failli perdre la vie au cours d’un attentat contre son avion à Bouaké qui a occasionné des morts et des blessés. Au Canada, lors de la réunion de l’Assemblée parlementaire francophone (Apf) dont il est le vice-président, il a dit de cet attentat : « C’est au nom du dialogue et de la Réconciliation que moi, je partais à Bouaké pour installer les magistrats quand on a tiré sur mon avion trois roquettes, quatre morts sur le champ. Parce qu’on disait que j’avais trahi, que Gbagbo m’avait donné de l’argent, que Gbagbo m’avait acheté ». Ce n’est donc pas peu dire que Soro Guillaume demeure la principale clé de la réconciliation nationale aujourd’hui en Côte d’Ivoire. D’ailleurs selon un de ses proches collaborateurs, « il a des dossiers qui feront bientôt taire Ouattara et ses militants qui sont passés maitres dans le mensonge et les injures là où les Ivoiriens ont besoin de débats intellectuels constructifs. Soro n’insulte pas. Il interdit à ses proches d’insulter. Nous sommes civilisés, nous voulons des débats civilisés. Très bientôt nous allons montrer le vrai visage de Ouattara aux ivoiriens et le débat sera clos. C’est ce qui va convaincre tous les ivoiriens de la sincérité de Soro. Bientôt l’on saura qui a fait quoi pendant la crise » Dans les rues d’Abidjan beaucoup d’Ivoiriens parlent de cette « bombe » que l’ex président de l’Assemblée nationale va lâcher bientôt contre le président Ouattara et son camp. wait and see !

                                 Soro, libérateur du Grand Nord ?

 Le Grand Nord est le plus grand perdant de la crise qui a frappé la Côte d’Ivoire depuis 2002. « Les populations du nord ont été utilisées comme du papier hygiénique et ont été abandonnées par Ouattara » a déclaré un ressortissant de Dabakala. Au cours de ses nombreuses et fréquentes tournées au nord, Soro a lancé de vastes chantiers de construction d’écoles, de centres de santé, de mosquées...

 « Quand me remontent les images des villages exsangues où encore on meurt d’inanition et de pauvreté je ne peux qu’avoir peu d’estime pour les priorités actuelles de nos autorités », soutient-il. Soro Guillaume a brisé le mythe Ouattara au nord. Les populations ont fini par comprendre qu’elles ont été abusées, elles qui avaient pris fait et cause pour Ouattara depuis 1993 à la mort du président Félix Houphouët Boigny. « Nous-nous sommes battus pour qu’il vienne au pouvoir. Nos enfants sont morts au cours de la rébellion et une fois au pouvoir, il nous a abandonnés » a déploré un ressortissant de Katiola. Dans le Grand Nord, les tournées de Guillaume Soro prennent toujours le caractère d’une précampagne pour la présidentielle de 2020. Il est sollicité par les ressortissants pour être leur candidat en 2020. Un député s’est déjà engagé à payer la caution de sa candidature

 Dans le camp Ouattara, l’on pense que tout est bouclé pour la victoire du RHDP. Aucun observateur sérieux de la politique ivoirienne ne peut soutenir cette thèse fanfaronne. Il suffit de vivre l’effet « Soro » dans le Grand Nord pour comprendre que Ouattara et son clan rêvent débout. Les populations sont convaincues que sans Soro, Ouattara ne serait jamais président de la Côte d’Ivoire. C’est lui qui a dirigé la rébellion, des milliers de soldats qui l’ont porté au pouvoir. « Il suffit que Soro donne l’ordre pour qu’il ait des soldats à sa disposition. Il contrôle encore une partie de l’armée ivoirienne » a révélé un expert. En plus, Ouattara n’a pas de mousquetaires sérieux et capables d’inquiéter Soro. En disant que tout est « bouclé » à dix-sept mois des élections présidentielles, Ouattara et son camp se trompent dangereusement. Peut-être bluffent-ils simplement comme ils en ont l’habitude. Après le Grand Nord, Soro Guillaume compte mettre bientôt le cap sur Le Grand Ouest et bien dans d'autres régions de la Côte d'Ivoire. 

Colbert Kouadjo (publié sur agoravox)

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26 mai 2019

 

BONJOUR!

Enfin de retour! Pour des problèmes professionnels,

j'ai suspendu les publications sur mon blog.

Je présente mes excuses à tous mes lecteurs.

Désormais vous aurez droit à vos articles (analyses,

reportages, interviews...). 

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18 mars 2018

Religion/Camp de prière d’Assékouadiokro ( Issia Côte d'Ivoire)

 

Le prophète Konan Kouadio dit Yacouba fait des miracles

Le week-end passé a été l’occasion pour le prophète Konan Kouadio dit Yacouba de démontrer la puissance de Dieu à travers des guérisons, des déblocages professionnels et autres délivrances spirituelles à Assèkouadiokro dans la sous-préfecture de Dadéguhé (Issia).

 

 

prophète Yacouba (photo colbert)Ce sont des malades mentaux, des paralytiques, des aveugles, des chômeurs, des opérateurs économiques…tous des miraculés de Dieu qui sont venus la semaine passée, d’Abidjan, de Soubré, de San Pedro, de Man, de Bouaké, pour remercier Konan Kouadio dit Yacouba  dans son camp de prière. L’homme de Dieu  a déclaré face à la foule reconnaissante : « Depuis que j’exerce cette mission, aucun homme n’est parti d’ici sans la solution de son problème. Ce n’est pas moi qui guéris, c’est Dieu qui guérit. Moi je ne suis qu’un instrument entre ses saintes mains. C’est pourquoi, je ne prends jamais de l’argent à tous ceux qui souffrent et qui viennent ici pour chercher une solution à leurs problèmes. » Les témoignages des malades miraculés attestent de ce que dit le prophète. En effet, M. Baldé venu de Soubré a expliqué : « J’ai eu une plaie incurable. Ma cuisse pourrissait chaque jour. Mes frères m’ont proposé d’aller me soigner au Mali ou au Burkina. Mais aujourd’hui, grâce à la prière du prophète, je suis guéri. Je remercie Dieu. » C’est aussi le cas de M. Kouassi atteint d’hémiplégie suite à une attaque. Son côté droit avait été entièrement paralysé pourtant en quelques jours seulement de prière, cet éducateur de lycée a retrouvé l’usage de son corps. Les déblocages professionnels opérés par Dieu à travers le prophète Yacouba sont aussi extraordinaires que les guérisons. Par exemple dame Tano tout émue a témoigné que son travail avait été bloqué depuis un an. Mais quand elle a rencontré le prophète le 02 juin 2017, son patron l’a appelé pour commencer le boulot le lundi le 04 juin 2017. Le miracle s’est aussi opéré chez M. Christophe venu remercier l’homme de Dieu pour avoir opéré un miracle dans sa vie professionnelle. « Chaque année a-t-il expliqué Christophe, je passais tous les concours mais aucun ne marchait pour moi. Ma sœur m’a conseillé de venir voir le prophète avant d’aller présenter le concours de l’ENS. J’ai été admis. Je suis actuellement à l’ENS » L’homme de Dieu a insisté sur le fait que c’est à l’aide de la parole de Dieu contenu dans le coran qu’il prie pour la délivrance de ceux qui vont le voir : « Je suis musulman et c’est à l’aide de la parole de Dieu contenu dans le coran que je prie. Ma mission a démarré en 2009. J’étais en classe de troisième au collège Léon Guéffier de Soubré. Une nuit alors que tout le monde dormait, j’ai eu une vision. C’était comme sur un écran de télévision. Dieu m’a montré des hommes malades, des hommes fatigués et m’a dit que c’était ma mission de les aider. J’ai eu tellement peur, parce que j’étais trop jeune et très timide. Mais aujourd’hui, Dieu lui-même m’a donné la force. Tous ceux qui ont un blocage professionnel partent d’ici satisfaits. Ceux qui sont envoûtés ou malades reçoivent la délivrance ici. » Agé de 27 ans, Konan Kouadio dit Yacouba que tous s’accordent à appeler le prophète des cas désespérés, est un instrument efficace entre les mains de Dieu. Chaque jour, une foule d’affligés accourt chez lui pour recevoir le miracle de Dieu.

Colbert Kouadjo

 

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06 février 2018

INCENDIE

Le marché  de Soubré a brûlé, hier.

En regardant de loin fumer le marché  et leurs marchandises réduites en cendre, les commerçants de Soubré pleuraient  de désolation. Tout le marché est parti en cendre. Il y a eu beaucoup de dégâts matériels. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Ce jour du 05 fevrier 2018 restera néanmoins gravé négativement dans la mémoire des habitants de Soubré.

Selon monsieur Daba, un agent de la mairie de Soubré, « C’est la mosquée qui nous a avertis à 5h00. En pareille circonstance, il faut de la solidarité. Moi-même, je me suis déporté sur les lieux. La situation est insoutenable. Nos parents ont vraiment tout perdu… ». Monsieur Daba a été sur les lieux de l’incendie de 5h30 à 14H00, aidant à sauver quelques marchandises, consolant des commerçants sinistrés. « C’est le marché qui donne de l’argent à la mairie…Avec cet incendie, la mairie perd tout » a-t-il dit.  Lancina Doumbia, président des consommateurs a regretté l’absence de caserne de sapeurs pompiers à Soubré, « En arrivant sur le marché, j’ai constaté les dégâts. Tout le marché de Soubré est parti en flammes…Nous n’avons pas de sapeurs pompiers à Soubré. Les sapeurs pompiers sont venus de San Pedro au moment où tout le marché est parti en flammes. C’est triste ! » a –t-il dit.  L’autre fait qui a alimenté les débats, c’est l’origine de l’incendie.  Sur ce point, le président des commerçants que nous avons interrogés a été moins convaincant : « Pour le moment,  nous pensons que c’est l’électricité qui a causé l’incendie.  C’est au moins 90% du marché de Soubré qui est parti en cendre ». Une journée difficile et insoutenable pour la population, avec les rumeurs de mort causée par l’incendie.  Mais selon monsieur Aka, responsable des sapeurs pompiers venus de San Pedro, « il n’y a pas eu de perte en vie humaine ». La déclaration du responsable des sapeurs pompier à mis fin aux folles rumeurs selon lesquelles l’incendie aurait tué deux personnes.  Les commerçants que nous avons approchés n’ont pas été tendres à l’égard du maire de Soubré. Selon Maïga  « Le maire RDR ne fait rien pour nous les commerçants qui l’avons voté. Depuis qu’il a été élu, il ne fait que faire ses propres affaires. Nous sommes au courant. Il s’est construit des hôtels et des collèges. Il s’en fout de nous. Regardez le marché. Plusieurs fois, nous l’avons interpelé sur l’état du marché qui fournit beaucoup d’argent à la mairie…Il n’y a pas de route tout autour du marché. Il n’y a pas d’accès à l’intérieur. Il s’en fout de nous  parce qu’il pense que nous sommes son bétail électoral. Mais qu’il sache que l’incendie qui vient de ravager notre marché  aujourd’hui vient de mettre fin au contrat qui nous lie. Nous avons besoin d’un maire neutre qui ne viendra pas faire de la politique mais qui viendra pour le bonheur de nous les commerçants. » 

A Soubré, il faut que les autorités municipales s’attèlent à construire un nouveau marché moderne parce que cette ville est productrice de cacao. C’est la nouvelle boucle du cacao en Côte d’Ivoire. La question que continue de se poser est comment le marché qui est gardé par 19 dozos a pu prendre feu sans qu’ils ne s’en rendent compte.

Colbert Kouadjo

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24 janvier 2018

2018 POUR LES DROITS DES ENFANTS

                                                                          Bonjour 2018 !

Le jour où tout petit enfant, je parlais de fin du monde avec des amis, j’ai eu la trouille. Ce jour là, l’an 2000 était l’année où l’apocalypse devrait se produire. Ah 2000 ! Fin du monde ! Tout le monde allait mourir, même ma mère et mon père que je croyais plus forts que tous ! La terre allait trembler... Dans ma petite tête, l’an 2000 était encore lointain. Très loin de nous! 2000 était à mes yeux d’enfant un gros chiffre quand même…Pourtant ! Le 31 décembre 1999, quand je me suis souvenu de ce moment où je parlais de la fin du monde en 2000 avec mes petits amis, je me suis mis à rire. Ah 2000 ! Quelle année de prédictions apocalyptiques ! Même on avait prédit le bouleversement en informatique ! Un enfer véritable ! J’ai vu 2000 naitre comme toutes les autres années quand les douze coups de la cloche de la  cathédrale Saint Paul ont sonné à 0h00… Aujourd’hui, en réfléchissant sur chaque année qui passe, j’ai fini par comprendre que, le plus important pour moi, ce n’est pas d’avoir bouclé les 365 jours, les 8760 heures,   les 525600 minutes, les 31536000 secondes ! Le plus important, c’est chaque jour qui nait, chaque heure, chaque minute, chaque seconde qui s’accumule pour donner les 365 jours et qui font une ANNÉE. Le plus important donc, c’est chaque INSTANT qui se présente…Le 02 janvier 2018, un collègue militant des droits de l’Homme de Zurich me demande : « Quelle est ta résolution pour 2018 ? ». J’ai souri et je lui ai dit que pour les 31536000 secondes de l’année 2018, je lutterai pour DEFENDRE LES DROITS DE L’ENFANT. Les enfants souffrent à travers le monde. Oui ! Aujourd’hui, notre monde qui est censé être le plus civilisé, le plus démocratique, demeure le plus INFANTICIDE. Mais comme les enfants sont tout petits, ces crimes commis contre eux chaque jour, chaque heure, chaque seconde dans un coin de ce monde MERDIQUE, passent inaperçus. Personne n’en parle. En un quart de siècle de journalisme, j’ai écrit sur les guerres qui ont secoué le monde. Je les ai commentées comme je peux : en Palestine, au Liberia, en Sierra Leone,  Au Liban, au Rwanda, en Yougoslavie, sans compter les attentats,  surtout celui du World Trade Center, et encore surtout l’avènement de Boko Haram au Nigeria… Hélas ! Je m’en veux aujourd’hui parce que je n’ai jamais pensé à tous ces enfants innocents qui meurent assassinés par les drones, les bombes, et par toutes sortes d’armes  sophistiquées sorties dans les industries de l’armement de l’occident. Je n’ai jamais mis l’accent sur les foudres de guerre en Afrique qui décapitent les enfants et boivent goulûment leur sang. Oui, aujourd’hui, je condamne ces généraux qui ont ordonné chaque tuerie au cours de laquelle des enfants ont été assassinés. JAMAIS je ne leur pardonnerai. En certaines circonstances, on n’a pas le droit de rester neutre. Non ! Il est des choses qu’il faut CRIER. Tuer les enfants, les martyriser, est un crime inexpiable. Je peux pardonner à tous, mais JAMAIS je n’absoudrai HERODE qui ordonna la mort de plusieurs enfants ! Arrêtez donc vos guerres qui détruisent chaque jour des milliers d’enfants. Bonne et heureuse année 2018 !

Colbert, militant des droits de l’Homme.

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23 janvier 2018

CÔTE D'IVOIRE/ Le préfet Alliali Kouadio fait une grave révélation sur le barrage de Soubré

ALLIALI KOUADIO: « L’essentiel, c’était de faire avancer les travaux ».

Lors de la cérémonie de présentation de vœux du nouvel an le mercredi 10 janvier 2018 dans les locaux de la préfecture, le préfetdeSoubré, AllialiKouadio, a fait une révélation de taille sur les dessous honteux de la construction du barrage hydroélectrique.

le préfet Alliali Kouadio (photo archives)

Prévu pour être achevé en cinquante-cinq mois, le barrage de Soubré a été livré plutôt que prévu. Le président Ouattara, pressé d’enrichir la liste de ses réalisations avant de quitter le pouvoir en 2020,  a demandé à Sinohydro, l’entreprise chinoise chargée de construire le barrage, de doubler les équipes pour qu’elles travaillent jour et nuit. C’était un véritable calvaire pour les travailleurs. Il leur était interdit de revendiquer. Et le préfet Alliali Kouadio avait été mandaté pour veiller sur la réalisation du projet par tous les moyens. Or dans un Etat de droit, la revendication est un droit pour le travailleur. Á Soubré, plusieurs travailleurs avaient été arrêtés sur la décision du préfet qui veillait comme un chef de chantier sur les travaux du barrage parce qu’ils avaient osé revendiquer. Alors qu’ils étaient payés entre 62.940fcfa et 67000 fcfa, le préfet leur aurait dit que « le salaire de son chauffeur était moins que 60000fcfa ». «  Quand nous manifestions, le préfet nous traitait de rebelles contre le président Alassane Ouattara, et il envoyait les gendarmes pour nous tabasser. Nous avons eu plusieurs de nos camarades qui ont été arrêtés sur l’ordre du préfet Alliali Kouadio qui n’a que le mot "rebelle" dans la bouche. Nos camarades ont été bastonnés et jetés en prison pour avoir manifesté. Dès qu’ils sont sortis de prison, ils ont été renvoyés sans aucun droit. Les chinois nous expliquaient qu’ils n’étaient pas concernés par ces brutalités et ces violations graves de droits.  Un jour, un montage grotesque a été fait avec un couturier de Kpéhiri déguisé en travailleur du barrage. On l’a poussé à annoncer à la télévision ivoirienne que les employés de la construction du barrage étaient payés à 300.000fcfa… ça été un coup dur pour nous qui travaillons au barrage. Et les Chinois avaient protesté contre ce montage puisqu’ils n’étaient pas d’accord avec la maltraitance que subissons de la part de nos propres frères ivoiriens. Aujourd’hui, je viens de comprendre le zèle du préfet Alliali Kouadio », a expliqué Koffi Jacques, ex-travailleur de Sinohydro. En tout cas, comme lui, beaucoup de gens venus à la cérémonie de présentation de vœux le 10 janvier 2018, ont compris l’acharnement du préfet sur les travailleurs. Beaucoup de  victimes de la construction du barrage ont compris le mépris qu’il continue d’avoir pour elles. « L’essentiel, c’était de faire avancer les travaux », en violant les droits de l’Homme. Le projet de construction du barrage qui a fait rêver d’espoir les jeunes, s’est mué en cauchemar. Beaucoup de jeunes ne supportant pas les graves violations des droits, ont préféré rendre démission. Dans le village de Kouamékro, alors que les villageois exigeaient que CI-Energies paie leurs droits avant de quitter le campement, le préfet a envoyé la gendarmerie les tabasser et emprisonner le chef du village qu’il a traité de « rebelle ».  Le 16 novembre 2017 quand des familles abandonnées sous les lignes à très haute tension sont allées voir le préfet pour lui demander d’intervenir au près de CI-Energies et du Bnetd pour leur verser les indemnités qui leur avaient été promises depuis 2013, il leur a dit : « chacun a son travail » selon dame Kouassi… Les travaux du barrage sont aujourd’hui terminés. Comme le vieux nègre et la médaille, Alliali Kouadio a atteint son objectif. Il s’est vanté lors de la cérémonie de présentation de vœux d’avoir été décoré par le président Ouattara et le ministre de la fonction publique parce qu’il a bien travaillé, et la construction du barrage de Soubré s’est bien achevée. En tout cas, « l’essentiel c’était de faire avancer les travaux du barrage. » Encore, comme le vieux nègre et la médaille, Alliali Kouadio est un préfet qui se moque bien des victimes de cette construction du barrage. Il se moque bien des mauvais salaires versés aux travailleurs, à la jeunesse ivoirienne. Il se moque bien encore des familles qui vivent sous les lignes à très haute tension avec tous les dangers sur la santé. L’essentiel c’était de construire le barrage. Enfin, comme le vieux nègre et la médaille, Alliali Kouadio a glané deux médailles des mains du président et du ministre pour mission bien accomplie…Sans oublier les rumeurs qui avaient circulé sur les réseaux sociaux selon lesquelles son épouse aurait été « arrêtée avec beaucoup d’argent ». En tout cas,  à Soubré tout le monde le sait, tout l’opinion publique  en avait été informé car comme une trainée de poudre, la nouvelle s’est répandue sur la Boucle du cacao ! Vrai ou faux ? Tout cela était fait pour faire avancer les travaux du barrage. Triste Côte d’Ivoire !

    Le barrage hydroélectrique de Soubré est situé dans la ville de Soubré sur le fleuve Sassandra. D’une capacité de 275 MW, il a été financé à 85 % par la Chine via la Banque d’exportation et d’importation de Chine pour un cout de 504 millions d’euros.

 

Colbert Kouadjo in Le Nouveau Courrier d’Abidjan

 

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CÔTE D’IVOIRE/Vagues de licenciement au barrage hydroélectrique de Soubré

 

La société chinoise se soumet enfin au code du travail de la Côte d’Ivoire

Après la mise en garde de l’inspecteur du travail de Soubré contre la procédure viciée, les responsables de la société chinoise Sinohydro se sont soumis au code du travail de la Côte d’Ivoire. Ainsi, le 09 novembre 2016, les travailleurs concernés ont-ils perçu leurs droits en plus de leur certificat de travail. Ils étaient 58 travailleurs dans la première vague.

Gnouhou Hyacinthe inspecteur départemental du travail

     Selon M. Gnouhou Hyacinthe directeur départemental du travail, « ma satisfaction, c’est que les Chinois ont abandonné la procédure viciée et ont respecté la loi du travail de la Côte d’Ivoire. Ils ont respecté l’article 10.10 du code du travail. La procédure requise en cas de licenciement économique a été donc respectée. » En effet, les responsables de la société Sinohydro se sont ressaisis et ont abandonné la procédure viciée décriée par l’inspecteur du travail de Soubré, échappant ainsi au paiement de dommages et intérêts aux travailleurs licenciés comme le prévoit l’article 10.15 du code du travail en Côte d’Ivoire. Le 09 novembre les travailleurs ont donc perçu leurs droits de licenciement. Même si certains parmi eux, contestent encore le montant des droits, l’inspecteur du travail, lui, est satisfait du montant : « Ils ont été bien payés conformément à la loi du travail de notre pays. Le droit, ce n’est pas de la magie. Les travailleurs licenciés sont des manœuvres qui n’ont pas de qualification et donc leur salaire de base n’est pas élevé. Il varie entre 62940fcfa et 63000fcfa. Mais s’ils ne sont pas d’accord avec ce montant qui leur a été versé, ils peuvent aller à Daloa, à Abidjan, à San Pedro pour le vérifier. S’ils découvrent une différence, ils peuvent convoquer l’employeur pour leur payer la différence. Je suis là pour veiller à l’application de la loi du travail de la Côte d’Ivoire ».

Les travaux de construction du barrage devraient s’achever en 2018 mais le gouvernement ivoirien a demandé aux Chinois d’achever les travaux en 2017. C’est pourquoi, en général, tous les travaux sont achevés. Ainsi, les responsables de la société chinoise Sinohydro ont-ils procédé depuis ce mois de novembre 2016 au licenciement par vague, des employés. Avec un salaire de base de 62940fcfa, les employés espéraient avoir des millions de francs comme droit de licenciement. 62940 francs comme salaire de base ! Alors que CI-Energies et le préfet de Soubré font croire  à la nation que les ouvriers sont bien payés. Les ouvriers n’avaient pas le droit de revendiquer. Le préfet Aliali Kouadio envoyait des gendarmes pour les faire arrêter. Grave violation de droits de l’homme.

Colbert Kouadjo in le Nouveau Courrier d’Abidjan

 

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COTE D'IVOIRE/ SOUBRE Visite du premier ministre à l’aménagement hydroélectrique

 

Policiers et gendarment bastonnent les victimes de la construction du barrage

Le premier ministre Duncan Kablan a effectué une visite sur le site de l’aménagement  hydroélectrique de Soubré le vendredi 04 mars 2016 en vue de s’imprégner des réalités de la construction du barrage de Soubré. Cette visite qui devrait être une belle occasion pour que les populations victimes exposent leurs difficultés au chef du gouvernement ivoirien, a été un pire cauchemar.  Alors qu’elles attendaient  le passage du premier ministre á Kouamékro où se trouve le site d’évacuation de crue, des gendarmes de l’escadron de Soubré et des policiers les ont tabassées. Leurs  pancartes ont été cassées et leurs banderoles sur lesquelles elles  avaient exposé leurs doléances, déchirées.

la population de kouamékro crie sa douleur

 Elles étaient plusieurs centaines le vendredi à attendre la visite du premier ministre. Pour les victimes, c’était une première occasion pour exposer leurs souffrances au chef du gouvernement. Elles s’étaient donné rendez-vous á Kouamékro  où Kablan Duncan allait passer pour regagner le site d’évacuation de crue qu'il va visiter. Mais cette occasion ne leur sera pas donnée. En effet,  des gendarmes de l’escadron de Soubré et des policiers  ont fait irruption pour déchirer les banderoles et casser les pancartes. Un gendarme que nous avons approché nous a expliqué « le préfet ne leur a pas autorisé de montrer ces pancartes ». Qu’est ce qui pourrait tant gêner le préfet Aliali Kouadio à travers ces doléances ? Voici par exemple quelques phrases que nous avons pu retrouver sur des pancartes endommagées: « Etat sauve nous! », «  plantations détruites, indemnisation zéro = enfants déscolarisés, famine » ; « Akwaba premier ministre, barrage d’accord  condition de vie d’abord »…Mais le discours du premier ministre après la visite des sites, allait apaiser la colère de cette population. En effet, selon M kouamé chef du village de Kouamékro « le premier ministre est venu et il a dit dans son discours qu’il a bel et bien vu que la cité de Kouamékro n’est ni achevée ni habitée contrairement á ce qu’on fait croire au gouvernement à Abidjan.  Il a même dit que sur trente villas qu’on dit prêtes, il n y a que seize qui sont en réalités prêtes. Il a donc vu les conditions inhumaines dans lesquelles le préfet et CI-Energies  voulaient nous pousser à vivre » En tout cas pour les victimes,   le chef du gouvernement ivoirien doit  prendre des mesures urgentes afin qu’elles soient indemnisées. « Nous avons perdu toutes nos plantations et nos terres, il faut que nous soyons indemnisés. Nous ne sommes pas des rebelles comme nous traite le préfet. Nous aimons notre pays autant que lui » a déclaré un jeune planteur du village de Kouamékro. Jusqu’à présent les victimes de la construction du barrage de Soubré sont nombreuses. Les populations qui ont perdu leurs plantations n’ont pas encore été indemnisées. Les propriétaires terriens n’ont perçu aucune indemnisation. La famine fait ravage dans les villages impactés par la construction du barrage. Des enfants ne vont plus à l’école. La mort frappe aux portes puisque les parents n’ont plus d’argent pour aller à l'hopital.«Je viens de perdre ma mère parce que mon papa n'a pas eu de l'argent pour la soigner...Même nous venons de perdre le président des jeunes de kouamékro» C’est le message que cette population meurtrie a voulu donner au premier ministre. Malheureusement elle a été violentée par des forces de l’ordre pour ne pas que le chef du gouvernement perçoive sa misère. On se pose encore la question pour savoir qui a intérêt à ce que le premier ministre ne voie pas les doléances des populations. Pourquoi ces gendarmes et policiers sont allés casser les pancartes et banderoles des victimes de la construction du barrage de Soubré. Que cache le préfet de Soubré?

Colbert Kouadjo in Le Nouveau Courrier d’Abidjan

 

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03 décembre 2017

Côte d’Ivoire : BARRAGE HYDROELECTRIQUE DE SOUBRE

 

43 familles abandonnées sous les lignes à très haute tension pleurent à Galéa

Á la demande de CI-ENERGIES maitre d’ouvrage de la construction du barrage de Soubré, le BNETD avait recensé en 2013, tous les propriétaires qui allaient subir un dommage du fait du passage de la ligne à très haute tension à Galéa. Une indemnisation leur avait été promise dans le but d’acquérir de nouveaux lots pour reconstruire des maisons en hors de la portée des lignes à très haute tension. Mais en dépit de la construction des lignes à très  haute tension et de l’inauguration du barrage, CI-ENERGIES et BNETD sont en train de contraindre les 43 familles à vivre sous les lignes à haute tension en dépit des dangers que cela représente.

 

 

 

les femmes craignent l'impact du courant sur leurs enfants

Les femmes craignant pour la santé de leurs enfants à cause des lignes à haute tension ont assiégé le bureau de CI-Energies (photo colbert Kouadjo)

 

Les populations que nous avons rencontrées ont été on ne peut plus claires « Il y a une confusion que nous voulons dissiper : nous avons acheté nos terrains et nous vivons ici avant la construction du barrage. Les lignes à haute tension sont venues détruire nos habitations et aujourd’hui on veut nous contraindre de vivre sous ces lignes. Il y a quelques jours des agents du BNETD sont venus encore nous recenser et pour nous confirmer que nous demeurerons sans indemnisation. Ils veulent nous aider plutôt à réparer nos maisons et accorder des prêts à nos épouses pour continuer d’habiter sous les lignes à haute tensions ». Il y a même du mépris dans le comportement des responsables de CI-ENERGIES. « Au cours de notre dernière manifestation un responsable de CI-ENERGIES a dit que nous sommes des paysans donc nous ne pouvons pas construire des étages. Nous pouvons donc vivre sous les lignes à haute tension. Or les lignes pendent à moins de deux mètres au-dessus de nos maisons» a expliqué madame Yao. Depuis le mois de janvier 2017, les populations manifestent régulièrement pour interpeller les responsables de CI-ENERGIES sur leur sort. « Le lundi 30 janvier 2017, quand nous avons rencontré, M. Olivier Maxime Dibahi Balet, chef de mission de CI-ÉNERGIES à Soubré, il nous a fait savoir que la Côte d’Ivoire a voté une loi en 2014 qui stipule qu’on peut vivre sous les lignes à haute tension. Or selon des documents que nous avons lus, tous ceux qui habitent sous les hautes tensions sont exposés à des maladies graves comme le cancer » a expliqué M. Kpli un propriétaire. De quelle loi s’agit-il ? M. Olivier Maxime Dibahi Balet, avait brandi un exemplaire du journal officiel de la république de Côte d’Ivoire du mercredi 2 avril 2014 portant code de l’électricité. 47 pages d’actes présidentiels toutes confuses. Pourtant, au sein même de CI-ENERGIES, maitre d’ouvrage de la construction du barrage hydroélectrique de Soubré, les voix sont discordantes sur les indemnisations dues aux propriétaires de Galéa. « En effet, explique un proche de M. Olivier Maxime Dibahi Balet, dans le cas de la population de Galéa, il s’agit de servitude de passage de ligne à très haute tension. Dans ce cas, les familles de Galéa qui subissent un dommage à cause du passage des lignes à haute tension, ont droit à une indemnisation » Le passage de la ligne à très haute tension a détruit les habitations. Les propriétaires ne peuvent plus construire en hauteur ni même planter des arbres à cause des câbles qui pendent à moins de deux mètres au-dessus des maisons. Des pylônes sont plantés au milieu de certaines cours, mettant en danger la vie des habitants. C’est le cas de M. Assouho Kouakou François que nous avons rencontré et qui a révélé : « des barres de fer se sont décrochées du haut du pylône planté au milieu de ma cour. En chutant, les barres de fer ont failli écraser mon fils Kouamé qui était assis juste sous le pylône. J’ai averti mesdames Kassi et Kouassi toutes deux responsables à CI-ENERGIES mais aucune disposition particulière n’a été prise pour moi malgré le danger permanent qui plane sur ma famille. Chaque fois que les techniciens viennent réparer le pylône, ils dérangent ma famille qui vit là encore. Attend-on que d’autres barres de fer tombent et causent les pires dégâts dans ma famille ? J’ai acheté mon terrain et j’ai tous les papiers pour l’attester. Attend-on que les barres de fer tuent un membre de ma famille avant de m’accorder une indemnité pour que je puisse aller acheter un nouveau lot pour bâtir une nouvelle maison ? » Le danger est vraiment permanent pour toutes ces familles qui habitent sous les câbles qui sont suspendus à moins de deux mètres au-dessus des maisons. Plusieurs techniciens de la Compagnie Ivoirienne d’Electricité (CIE) que nous avons interrogés, ont reconnu qu’il y a des risques réels sur la santé de ceux qui habitent sous les hautes tensions. Malgré ces vives inquiétudes, le gouvernement ivoirien et CI-ENERGIES font la sourde oreille quant aux revendications légitimes des populations de Galéa qu’elles veulent contraindre de vivre sous les lignes à haute tension… En France, selon une étude du Centre de recherches indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIMEM/STOP-THT), « les lignes HT (haute tension) et THT(Très haute tension) provoquent des symptômes significatifs chez les riverains de lignes à haute tension, et ce jusqu’à 300 mètres des lignes… La présence des lignes modifie effectivement les conditions de vie. Il n’est plus acceptable de continuer à nier l’impact des lignes très haute tension sur les riverains ». Pourquoi l’Etat de Côte d’Ivoire peut-il signer une loi pour contraindre les populations à vivre sous les lignes haute tension ou sous les pylônes ? Et puis le cas de Galéa est spécifique : les populations vivaient là avant le passage des lignes haute tension. Elles ont payé leurs terrains avec les propriétaires terriens de Galéa. Ils sont donc propriétaires de leurs lots comme le stipule la loi en Côte d’Ivoire. Or selon la Déclaration des droits de l’homme, « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.». Les responsables de CI-ENERGIES et du BNETD ignorent-ils cela ? Il est important de noter que CI-ENERGIES supervise pour le compte de l’État les travaux de construction du barrage avec l’appui du cabinet d’ingénierie français TRACTEBEL, filiale d’ENGIE et sont chargées de son exploitation.et donc de l’acheminement de l’électricité vers Abidjan au moyen de cette ligne à haute tension. Le projet d’aménagement hydroélectrique de Soubré a été engagé par CI-ENERGIES afin de rééquilibrer les sources de production après la mise en service de la centrale thermique d’Azito. La puissance totale installée est de 275 MW générant une production de 1170 GWH/an.

Dossier à suivre

Colbert Kouadjo in LE NOUVEAU COURRIER d’Abidjan

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12 novembre 2017

PANAFRICANISME

Colbert Kouadjo : « La vraie révolution panafricaine viendra de la république de Guinée »

Colbert Kouadjo, un panafricaniste engagé

 

Colbert Kouadjo est journaliste-écrivain africain. Sollicité souvent pour animer des débats sur les maux qui rongent le continent africain, nous l’avons rencontré à Accra le samedi 30 septembre 2017. Il nous explique dans cet entretien « les luttes africaines et le messianisme en Afrique ». Selon lui, la Guinée demeure le creuset du panafricanisme.

Au cours d’un débat avec quelques Africains de Genève, parlant de luttes panafricanistes, vous avez parlé de « luttes africaines et messianisme en Afrique ». Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus aujourd’hui ?

Merci de me donner cette opportunité pour parler de ce que j’appelle messianisme dans la lutte panafricaniste. Je te remercie aussi d’accorder de l’intérêt à mes publications et autres débats que j’anime avec quelques camardes panafricains… Le messianisme, du point de vue littéraire ou didactique, est la croyance selon laquelle un messie personnel viendra affranchir les hommes du péché et établir le royaume de dieu sur la terre… C’est un sentiment qui est courant chez les peuples africains depuis les premières luttes pour la dignité africaine et selon moi, c’est ce sentiment empêche les Africains de lutter pour remporter des victoires sur leurs adversaires. J’insiste que ce sentiment empêche les Africains de continuer les combats laissés par leurs leaders comme Dr N’Krumah, Lumumba, Ahmed Sékou Touré…

Comment se manifeste ce messianisme dans les luttes panafricaines ?

Certains Africains qui se disent panafricanistes ne sont que de simples messianistes. Ils parlent de Dr N’krumah, de Sékou Touré, de Patrice Lumumba mais on a l’impression qu’ils attendent que ces derniers ressuscitent pour venir faire la lutte à leur place. Depuis le « non » héroïque et historique d’Ahmed Sékou Touré en 1958, quel est cet Africain qui a osé dire « non » à l’impérialisme occidental ? Qui ? Nous avons laissé les occidentaux et leurs acolytes africains tuer ou dépoter ceux qui ont osé donner de la dignité à l’Afrique. Par exemple Thomas Sankara. On ne fait que réciter les discours de Sékou Touré, de N’Krumah, de Lumumba…sans poser une action concrète susceptible de restaurer la dignité de l’Afrique. L’Afrique se sent-elle concernée quand on parle de communauté internationale ? Je pense que non !

Pourquoi ?

Parce que dès le début, les Africains ont vendu leur dignité aux impérialistes capitalistes…Vous savez, lors d’un débat avec des camarades à Ouagadougou, j’ai soutenu contre vents et marées que le capitalisme est le plus grand mal du monde. Le capitalisme, moteur de l’impérialisme a déshumanisé le monde. Peut-être l’Afrique pourra-telle choisir sa voie en se rapprochant d’autres pays moins vampiriques.

Pensez-vous qu’aujourd’hui il y a des actions concrètes en faveur du panafricanisme ?

Il y a beaucoup plus de discours théoriques et moins d’actions concrètes. C’est pourquoi depuis Simon Kimbangu, André Matsoua, Dr N’Krumah, Patrice Lumumba, Ahmed Sékou Touré… rien n’a changé. Les panafricanistes pleurnichent plutôt comme ces chrétiens qui pleurent chaque jour, attendant que « papa Jésus le messie » revienne sur terre enfin, pour mettre fin à leurs souffrances… Je vais vous donner deux exemples dans l’histoire de l’Afrique qui expliquent mieux ce messianisme qui continue de faire échouer les luttes d’émancipation en Afrique. Le premier exemple est celui de Simon Kimbangu en 1921 au Congo Belge, aujourd’hui RDC. Ce catéchiste de l’église baptiste se basant sur la bible, dénonçait les oppressions et les injustices dont étaient victimes les Africains. Sa voix va porter jusqu’au Congo français (Congo Brazzaville). « Que les Blancs envahisseurs, source de souffrances s’en aillent… ; Qu’on entrave leur commerce en ne leur achetant plus les marchandises… ; Qu’on ne leur fasse plus de plantations…, Qu’on ne leur vende plus d’amandes de palme… ; Qu’on déserte leurs industries… ;Que chacun abandonne le pagne de deuil et prenne le pagne blanc de joie… » disait-il. Quel combat déjà en 1921 ! Quel engagement ! Les colons impérialistes réagissent alors et arrêtent Simon Kimbangu...

Simon Kimbangu a été arrêté comme nos présidents africains le sont aujourd’hui et qu’on jette à la prison de la Haye…

Oui, cher confrère ! Simon Kimbangu est arrêté et puis, triste sort d’africain entre les mains de colons impérialistes, il est jugé au cours d’un procès hâtif et condamné à perpétuité… En fait, la stratégie des occidentaux contre les Africains n’a pas changé. La stratégie des occidentaux pour déstabiliser l’Afrique n’a pas changé. Vous comprendrez par la suite…

Et que devient alors le mouvement de Kimbangu après son arrestation ?

(Rires) Simon Kimbangu avait onze disciples (il était chrétien). Ses disciples sont arrêtés et ses adeptes dispersés loin, à travers le pays. Le kimbanguisme est interdit par le gouvernement colonial. Et puis, à mesure que les années passaient les thèmes nationalistes qui faisaient la force du kimbanguisme furent abandonnés. Aujourd’hui, le kimbanguisme reste une simple chapelle religieuse où les kimbanguistes vont prier pour le retour salvateur de Simon Kimbangu, le messie. Personne n’a osé reprendre la lutte là où Simon Kimbangu s’est arrêté… Aujourd’hui où je vous parle, il y a des églises kimbanguistes même en Europe dirigées par des Congolais. Selon une source, la première église Kimbanguiste a été installée en 1975 en Europe…Voilà la triste fin d’un combat nationaliste ! Comment un combat politique aussi noble a été noyé dans des futilités religieuses qui endorment tout un peuple qui a besoin d’être libéré ? Le discours de Kimbangu était pourtant clair. Il avait désigné l’ennemi commun du peuple africain. Pourtant un combat aussi libérateur a pu être noyé dans des fadaises qui maintiennent aujourd’hui encore le peuple africain dans les chaines de l’esclavage. N’est-ce pas que les occidentaux pillent les ressources de l’Afrique et enrichissent l’Europe alors que le continent reste pauvre ? Déjà en 1921, Simon Kimbangu avait dit : « Que les Blancs envahisseurs, source de souffrances s’en aillent… » Simon Kimbangu a disparu et personne n’a eu le courage de poursuivre son noble combat libérateur depuis 1921. En lieu et place de son combat c’est plutôt une église qui a été construite…

Quel est le deuxième exemple de messianisme?

Il s’agit d’André Matsoua au Congo français ou Congo Brazzaville, l’autre côté de la rive du fleuve congo. Il fut combattu par le gouvernement français. En 1923, il s’est engagé dans un régiment de tirailleurs sénégalais. Il combattit pendant deux ans sur les fronts marocains et devint même sous-officier de l’armée française. Il sollicita alors la citoyenneté française et l’obtint sans difficulté. En 1926, il crée à Paris une association dénommée association des originaires de l’AEF et du Congo belge…

Quel était l’objectif de cette association qu’il avait créée en France ?

C’était une association de secours mutuel et de bienfaisance. Elle a été créée pour aider les membres. Par exemple au cas où un membre tombait malade ou frappé par le chômage, la mutuelle lui venait en aide. Mais quelques années après, André Matsoua va utiliser cette association pour former une élite au niveau de toute l’Afrique équatoriale et du Congo belge.  Dans la stratégie d’André Matsoua, cette élite devra assumer l’émancipation des peuples dans l’amitié avec la France. Ainsi en 1928, il envoie en AEF et au Congo belge des délégués pour collecter des fonds et pour expliquer aux populations, les objectifs de l’association. Les Africains accueillent positivement l’association. Convaincu du soutien de ses frères africains, Matsoua va engager contre la France son premier combat. Dans une lettre adressée au président du conseil, Raymond Poincaré, il proteste contre le régime de l’indigénat qui maintien les colonisés dans le travail forcé, et dans une incapacité politique. André Matsoua va stigmatiser les pratiques abusives des sociétés de commerce françaises qui nuisent au développement de l’AEF...

Quelle fut la réaction de la France ?

Violente… De nombreux délégués et membres de l’association sont arrêtés et enfermés par les autorités coloniales françaises de Brazzaville. L’association est alors dissoute et interdite en AEF et même en France. Matsoua est lui-même arrêté à Paris et transféré au Congo. Tous les Congolais se rendent alors compte que les Blancs entravent l’émancipation des Africains. Pour la première fois, ils prennent vraiment conscience de la situation. Matsoua et ses compagnons sont condamnés à trois ans de prison et à dix ans de déportation au Tchad.

Encore la déportation…

Oui, la déportation est l’une des armes des occidentaux contre les Africains. Je dis à mes camardes de lutte que les pratiques des occidentaux n’ont pas changé vis-à vis des Africains. La CPI est la nouvelle forme du tribunal indigène. N’est-ce pas une « négresse » qui est perchée au sommet de ce tribunal ? La prison de Haye est aussi le lieu de déportation des Africains. Même Samory Touré a été déporté. C’est dommage que les Africains et surtout les éminents intellectuels du continent n’éclairent pas le peuple. Il faudrait que les panafricains commencent à poser des actes concrets sur le continent pour former et informer le peuple. C’est pourquoi je pense que les nombreux congrès panafricains qui se tiennent en Europe se tiennent sur le continent pour que les populations africaines puissent en bénéficier directement. Il faut y penser vraiment. Les Blancs divisent les Africains pour bien régner, ils déportent à la prison de la Haye les Africains qui peuvent galvaniser les autres Africains contre leurs pillages, leurs vols…Suivez mon regard !

Matsoua est-il resté longtemps en prison ?

Non ! En 1935, André Matsoua réussit à s’évader de façon courageuse et mystérieuse. Puis, par mille efforts soutenus par des camarades, il décide de repartir en France. Dès son arrivée à Paris, il tente de relancer l’Association. Mais, sur une décision ministérielle, l’association est dissoute. André Matsoua se rend compte alors du danger qui le guettait. C’était en 1939. Espérant forcer la reconnaissance de la France, il s’engage dans l’armée française dès que la seconde guerre éclate. Malheureusement, il est blessé dès les premiers jours au front. Et pendant sa convalescence à Paris…, encore triste sort pour un Africain, il est arrêté sur la demande du gouverneur général Boisson sous prétexte qu’il collabore avec l’ennemi… (rires) J’aime souvent dire ceci à mes camarades : « Courage à toi qui refuses de manger à la table du diable ! Car le diable te combattra par tous les moyens parce que tu as refusé de manger à sa table. » C’est le jeu entre les occidentaux et les Africains. André Matsoua fut transféré au Congo dans la pure discrétion puis incarcéré pendant de longs mois. Alors qu’il était citoyen français, il fut traduit devant un tribunal indigène. Le 08 février 1941, au cours du procès qui se déroule à huis clos, Matsoua est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Victime de mauvais traitement il meurt seulement un an plus tard à la prison de Mayama…

Vraiment triste ! Quelle tristesse !

Oui, c’est très triste ! Oui, quelle tristesse vraiment ! Oh ! quelle tristesse ! Un rapport administratif déclara que Matsoua est mort de dysenterie (rires)… Aujourd’hui, la vérité est sue de tous, grâce au témoignage de monseigneur Auguste N’Kounkou cité par plusieurs sources dignes. Ce dernier a témoigné qu’en se rendant à la prison pour donner les derniers sacrements à André Matsoua(il était chrétien catholique) qui se sentait mal, il s’était aperçu qu’il était déjà mort le 13 janvier à 5 heures du matin. La réalité, selon le prélat catholique, c’est que la veille, André Matsoua avait été bastonné et il avait reçu un coup de crosse d’un milicien. Après ce coup, il avait vomi du sang… Monseigneur Auguste N’Kounkou est né le 11 mai 1909 et il est mort le 03 juillet 1982. Il a été de son vivant un célèbre prélat au service de l’église catholique. Son témoignage est donc crédible. André Matsoua a simplement été assassiné parce que, en émancipant les Africains, il gênait les intérêts français.

Comment a réagi la population en apprenant la mort d’un aussi important leader qui se faisait appeler André M’Bemba Kivoukissi c'est-à-dire sauveur, libérateur ?

La réaction se situe à deux niveaux. Le premier niveau, c’est que la population ne voulait pas croire que Matsoua est mort tant qu’elle n’a pas vu son corps. Evidemment, pour empêcher une véritable crise, Matsoua a été enterré dans la clandestinité totale. Le second niveau, et c’est ce qui fait l’intérêt de cet entretien, c’est que le mouvement créé par feu André Matsoua pour émanciper ses frères Africains, s’était simplement transformé en une religion syncrétiste… C’est sur ce point que je voudrais attirer l’attention de mes camarades africains. Comment peut-on vider un si noble combat de sa substance pour en faire un simple opium, une simple religion avilissante ?

Comme ce fut le cas de Simon Kimbangu au Congo belge ?

Exactement ! La preuve même c’est que les mêmes thèmes bibliques laissés par le kimbanguisme foisonnent dans la religion matsouaniste qui sera divisée en plusieurs sectes dont la foi repose sur le retour d’André Matsoua…Voilà d’où vient le thème messianisme dont je parle souvent.

Comment se manifeste vraiment ce messianisme matsouaniste au Congo ?

Au lieu de continuer le combat politique de Matsoua, ses adeptes ont plutôt composé des cantiques, des prières qui lui sont adressées pour qu’il revienne parmi eux et qu’il poursuive son œuvre émancipatrice. Ainsi depuis 1942, des milliers d’hommes continuent d’attendre le retour d’André Matsoua. Simplement ridicule ! Personne n’a osé continuer le combat d’André Matsoua. Regardez le Congo aujourd’hui ! A qui profite son pétrole ? Au peuple ?

Aujourd’hui vous avez une idée d’un dirigeant Africain pragmatiste ?

Oui ! Moi, je pense à Paul Kagamé, président du Rwanda. Il est concret. Il a décidé de rompre avec la France, et il l’a fait sans état d’âme. Il parle anglais aujourd’hui, il ne parle plus français. Il tisse d’autres relations économiques sans tenir compte de sa relation historique avec la France. Et le Rwanda se développe sereinement…Voilà un leader concret, pragmatiste à la tête d’un peuple qui lui fait confiance.

Nous sommes à la fin de notre entretien. Quel appel lancez-vous aux panafricains ?

Aujourd’hui, la question est de savoir si chaque panafricain sera capable de prendre conscience de sa mission sur le continent… J’ai foi. Le message des panafricains et la lutte des panafricains porteront fruits bientôt. La vraie révolution panafricaine viendra de la république de Guinée. La Guinée est le creuset du panafricanisme. Les Guinéens sont de grands panafricains. Le message libérateur d’Hamed Sékou Touré résonne encore dans leur cœur et je suis sûr que le réveil panafricain viendra de la Guinée. Souvent, certains camardes panafricains me trouvent un peu dur, un peu radical. Oui, moi je préfère être radical que d’être rêvasseur. Oui, pour la dignité de l’Afrique, on ne doit pas transiger. Ahmed Sékou Touré a dit « non » là où des Africains faisaient des calculs politiques mesquins pour être assimilés aux Français capitalistes. Ahmed Sékou Touré a regardé la dignité de l’Afrique et a dit « non » à De Gaulle, à la France impérialiste avec toutes ses promesses fallacieuses qui maintiennent aujourd’hui malheureusement le riche continent africain dans la servitude occidentale. En toute chose, pour moi il faut qu’on soit concret. C’est le pragmatisme. Arrêtons de pleurnicher et d’appeler Sékou Touré, N’krumah, Lumumba…, qui nous ont déjà tracé le chemin. Sékou Touré a dit « non » à la France pour que nous soyons aussi capables de dire « non » à n’importe quelle puissance qui compromettrait notre dignité africaine. Simon Kimbangu a dit en 1921 : « Que les Blancs envahisseurs, source de souffrances s’en aillent… » A-t-il menti ? Il suffit de regarder les souffrances de nos peuples africains aujourd’hui ! Il suffit de regarder la misère des populations africaines pour se rendre compte que Simon Kimbangu avait eu raison depuis 1921 ! Les Blancs continuent de piller les richesses du continent et les Africains continuent d’être pauvres. En Côte d’Ivoire, les sociétés de cacao comme Cargill, Callebaut, pillent les forêts classées à cause du cacao. Elles ont organisé sous les yeux des Ivoiriens, un vrai écocide. Au non des tablettes de chocolat ces sociétés ont détruit la faune et la flore pourtant protégées. Mais personne n’en parle en Côte d’Ivoire. Peut-être que les Gbagboistes attendent que Gbagbo sorte de la prison de Haye pour venir parler à leur place, tout comme les adeptes de Matsoua et Kimbangu attendent qu’ils ressuscitent pour venir continuer le combat libérateur. Je trouve que ce n’est pas juste. Il faut que les panafricains s’organisent mieux sur le continent et qu’ils soient plus pragmatistes. En réalité, les Blancs savent que quand un leader africain s’en va, il n’y a plus personne comme lui pour lui succéder. Or il faut continuer le combat. C’est sur cette tare là que misent les impérialistes pour décapiter les mouvements politiques en Afrique. Ils déportent les leaders africains à la CPI s’ils ont la chance de survivre aux coups d’état qu’ils fomentent.

Entretien réalisé à Accra au Ghana par J.J Akafo, free-lance journalist, (London)

Retranscription et traduction de l’anglais au français : Akossiah Gwladys, University of Cape Town (Afrique du Sud)

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